Le départ de Jean-Paul Boher du commissariat va laisser un grand vide dans « Plus belle la vie, encore plus belle ». Après avoir été accusé à tort et mis à pied, le personnage incarné par Stéphane Hénon va finalement être innocenté, mais prendra la décision de quitter la police. Une décision qui ne sera évidemment pas sans conséquences pour ses collègues, et notamment pour Patrick Nebout.
Dans une interview accordée à Capitaine Cinemaxx, Jérôme Bertin, qui incarne le commissaire Patrick Nebout, est revenu sur cette séquence particulièrement forte. Et le comédien ne cache pas avoir été ému au moment de tourner les adieux de Boher au commissariat.
« Ça déstabilise tout le commissariat »
Pour Jérôme Bertin, cette scène était forcément particulière, aussi bien pour les personnages que pour les comédiens. « D’abord parce que la relation entre Stéphane et moi dure depuis un certain temps. Et ensuite, la relation entre Boher et Patrick est très longue, très chargée », explique-t-il.
Le départ de Jean-Paul représente en effet un véritable bouleversement pour le commissariat. Mais pour Patrick Nebout, le choc est encore plus important puisque Boher était devenu son principal allié.
« Pour Patrick, c’était son appui principal. Celui en qui il avait une totale confiance, à qui il pouvait déléguer tout ce qu’il avait à déléguer, ou même se confier », confie Jérôme Bertin.
Une confiance qui s’est notamment illustrée lorsque Patrick a découvert l’existence de Vadim, son fils caché. Une révélation qu’il n’avait pas pu partager avec n’importe qui.
« Au moment où il découvre l’existence de Vadim, son fils caché, il ne peut pas en parler avec tout le monde. Il en parle uniquement avec Boher. Il n’en parle même pas avec Babeth », rappelle le comédien.
Autant dire que le départ de Jean-Paul laisse donc un vide considérable dans la vie professionnelle, mais aussi personnelle, de Patrick.
Patrick espère-t-il revoir Boher ?
Alors que Boher va désormais prendre un nouveau départ loin de la police, une question se pose : ce départ sera-t-il définitif ?
Jérôme Bertin semble en tout cas laisser planer un petit espoir. « Je pense que Patrick ne désespère pas de le faire revenir », confie-t-il.
De quoi forcément alimenter les interrogations des fans de « Plus belle la vie ». Si Jean-Paul quitte aujourd’hui le commissariat, rien ne permet encore de savoir ce que l’avenir lui réserve. Mais l’attachement de Patrick à son ancien bras droit pourrait bien jouer un rôle dans la suite de l’histoire.
Et même loin de son uniforme, Boher risque donc de continuer à occuper une place importante dans le quotidien de Nebout.
Jérôme Bertin : « C’est mon plus beau rôle »
Au-delà du départ de Boher, Jérôme Bertin s’est également confié sur son incroyable longévité dans la peau de Patrick Nebout. Le comédien incarne le personnage depuis treize ans et mesure pleinement la chance d’avoir pu le faire évoluer au fil des années.
« Ça fait treize ans que j’incarne Patrick, que je suis dans son costume, dans sa vie… C’est quelqu’un qui m’accompagne depuis tout ce temps-là et qui compte énormément », explique-t-il.
Jérôme Bertin a pourtant eu l’occasion de jouer dans d’autres projets au cours de sa carrière. Mais Patrick Nebout conserve une place toute particulière à ses yeux.
« J’ai eu la chance d’avoir de très beaux rôles dans d’autres projets, mais c’est celui-ci est mon plus beau rôle », affirme-t-il.
Une longévité qui lui permet surtout de voir son personnage évoluer avec le temps. « C’est extraordinaire d’avoir l’opportunité d’incarner un personnage sur autant de temps, comme dans la vie. De voir comment il évolue », souligne le comédien.
Et Patrick n’est effectivement plus tout à fait le même qu’à ses débuts. Certaines choses n’ont toutefois pas changé, notamment son amour pour Babeth, son attachement à sa famille et son profond sens du devoir.
Jérôme Bertin rappelle également l’histoire personnelle particulièrement douloureuse de son personnage. Patrick a grandi à l’Assistance publique après avoir été abandonné. Il a ensuite été marqué par l’assassinat de sa mère, tandis que son père est parti et s’est révélé être un escroc.
Une histoire qui explique en partie le rapport très particulier de Patrick à l’État. « Il doit tout à l’Assistance publique. Pour lui, il a le devoir de rendre à l’État ce que l’État lui a donné », explique Jérôme Bertin.
Une philosophie qui continue donc de définir Patrick Nebout, alors même que son univers professionnel vient d’être profondément bouleversé par le départ de son fidèle allié, Jean-Paul Boher.